Les aventures de Képix : tout le vocabulaire de la photo dans une histoire de photographe…

Voici les aventures de Képix, robot modérateur sur Pose partage et grand photographe devant l'éternel ! Son histoire vous présentera tous les termes importants du vocabulaire de la photographie

Képix, grand photographe de son état, avait appris la prise de vue au temps de l'argentique, au siècle dernier : distance hyperfocale, posemètre et autre parallaxe n'avait pas de secret pour lui !

Photographe argentique sur le terrain

De bon matin, affublé de son appareil moyen format et de son reflex, il partait à la conquête des meilleurs levers de soleil, trépied et filtres (filtre polarisant, filtres gris et filtre UV) à la main, variant les sujets et les angles de champ. Sur le terrain, il déployait son arsenal technique et ses ruses d'as de l'obturateur, du Zone system d'Ansel Adams pour l'exposition à la règle des tiers pour la composition. Vieux briscard de la photographie, il aimait aussi à se tenir à jour des évolutions du domaine et avait adopté le stabilisateur et l'autofocus pour optimiser la mise au point grâce aux multiples collimateurs, aussi bien pour ses téléobjectifs que ses grand-angles (en zoom ou focale fixe).

Un beau jour du début des années 2000, Képix fit le grand saut et se muni de la dernière nouveauté photographique : un APN (appareil photo numérique) ! Et les débuts furent laborieux… La pellicule avait disparu pour laisser place à un capteur numérique qui enregistrait les images sur une carte mémoire ou un disque dur, on ne parlait plus d'ASA mais d'ISO, des délais de latence se faisaient sentir, de nouveaux artefacts apparaissaient sur ses photos, la plage dynamique était limitée… Pire, le joli grain qui mettait en valeur ses bokeh favoris s'était transformé en bruit dès qu'il montait en sensibilité. Et que dire de ces histoires de résolution, imposant d'avoir suffisamment de megapixels pour pouvoir agrandir certaines photos…

Ceci dit, le numérique présentait également quelques avantages indéniables aux yeux de Képix. À présent, les cadrages ratés étaient moins coûteux : un click droit/supprimer lui permettait d'économiser des tirages inutiles, il pouvait même se permettre d'avoir la main lourde sur le déclencheur. Les expériences sur l'exposition à la cellule était aussi devenues plus accessibles. Lors d'une même sortie photo, fort de son nouveau mode rafale, Képix pouvait mitrailler jusqu'à plusieurs centaines de clichés, chose inimaginable auparavant ! Le bracketing était du coup largement simplifié à présent. Son capteur CCD encaissait, et tentait même quelques améliorations automatiques, du reste pas toujours heureuses au début… Pour les repérages en mode touriste, Képix s'était aussi équipé d'un petit compact numérique, pratique et discret : seul le bridge manquait alors à sa collection !

Photographe studio

Au fil des mois, Képix prenait ses marques avec son nouvel équipement numérique (bien qu'il n'abandonna jamais son vieux reflex argentique). La gestion des contrastes, la balance des blancs et le format RAW n'avaient plus de secrets pour lui. Grâce à des logiciels de post-traitement, il était à présent en mesure de procéder à un développement photo analogue à ce qu'il connaissait en argentique (mais moins rigolo…). Lors de ce passage au « révélateur » informatique, il avait accès à beaucoup de paramètres comme la température de couleurs, l'exposition (sous-exposition ou sur-exposition), la luminosité, la vibrance ou encore la saturation. Après développement de ses fichiers RAW, il obtenait une image au format TIFF (sans compression) ou JPEG, qu'il pouvait ensuite retravailler sous Photoshop ou Gimp. Et là, c'était encore c'est une toute autre collection d'outils qui s'offraient à lui : il avait alors tout loisir de recadrer, de corriger les aberrations chromatiques ou le vignettage, de créer des photos HDR, ou d'assembler plusieurs vues pour créer des photos panoramiques.

De fil en aiguille, Képix enrichissait son petit studio photo. Aux projecteurs, parapluies et réflecteurs venaient s'ajouter de nouveaux équipements modernes, comme un ordinateur dernier cri (et ce fichu écran qu'il fallait étalonner), un lecteur de cartes, des flashs déportés et une flopée de disques durs pour les sauvegardes. Bien entendu, les photos réalisées avec ce bel équipement étaient exposées à la Terre entière : Képix hébergeait ses photos sur le Web, et les publiaient (avec leurs données Exif) sur le meilleur forum photo de tous les temps : Pose partage ! De la sorte, il se fit beaucoup d'amis, passionnés de photographie comme lui, participa à des sorties photo et répondit à des appels d'offre pour partir en mission photo.

Photographe numérique triste

Un beau jour, ce qui devait arriver arriva. Les infinies possibilités offertes par le digital finirent par lasser Képix, qui en arriva à remettre en question sa pratique photographique. À tout dire, les prouesses technologiques l'avaient rendu nostalgique de la grande époque de la photographie argentique. Quels buts poursuivre à présent ? À quoi bon apprendre la photo et devenir photographe confirmé à une époque ou tout le monde s'improvise preneur de vues en se reposant sur des fonctionnalités numériques toujours plus avancées, performantes et automatiques ? La lassitude. Képix décida alors de repartir à zéro, de se recentrer sur sa pratique analogique, en mode manuel ou semi-manuel (priorité vitesse ou priorité ouverture), et en soignant ses choix d'ouverture de diaphragme pour travailler précisément la profondeur de champ. Loin des nettetés trop parfaites ou des couleurs stéréotypées, il se remis aux contre-jours, aux filets et au joli grain, notamment en photo noir et blanc, avec temps de pose bien maîtrisés. Il exposa ses photos dans différentes galeries. Un beau jour, lors d'une exposition, il rencontra une jolie Képixette, toute affriolée par ses dons d'artiste. Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants… photographes, bien sûr.

Famille de photographes

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