Marie-Paule Nègre : le talent à l'état brut

Une leçon d'humilité par une photographe renommée...

En 1984, Marie-Paule Nègre édite un premier ouvrage personnel intitulé « Hortillons, Hortillonnages » consacré à la petite venise du Nord, Amiens, et ses fameux canaux et jardins, aux éditions des Trois cailloux. Depuis, elle n'a cessé d'évoluer dans sa démarche artistique, dans la lignée des photographes de l'instant. Membre de la Fondation Leica depuis 1983, elle a également réalisé des films, et est lauréate du prix Niepce (organisé chaque année depuis 1955 par l'association « Gens d'images », le prix Niepce vise la confirmation de l'oeuvre d'un photographe). En 1989, elle fonde l'agence Métis.

L'eau et ses effets de matière et de distorsion...

Depuis une quinzaine d'années, Marie-Paule Nègre mène un travail sur l'eau. Un milieu où, comme elle aime à le dire, « les visions et les mouvements échappent à la réalité ». Ce travail photographique qui lui a valu de nombreuses récompenses, publications et expositions, et est surtout une belle leçon d'humilité pour tous les photographes. Parlant d'une des photos de ce portfolio, elle déclare :

« J'ai utilisé un compact grand public avec un caisson étanche. J'étais en mode automatique et la photo a été réalisée à 30mm et f/2,6, à 1/60 seconde avec une sensibilité 160 ISO. Ce rendu correspond au fichier JPEG généré par l'appareil, sans aucune retouche. Les reflets de la surface de l'eau représentent pour moi un terrain de jeu inépuisable. »

Comme quoi, le talent vaut bien plus que l'équipement...

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